Design et réalisation
du site Soyouz



NIBS VAN DER SPUY
Folk myspace  
SOUTH AFRICA

Nibs van der Spuy est né à Benoni, en Afrique du Sud, à la fin des années 60. Son père était un pilote de ligne qui jouait de la guitare, du ukulélé, de l’harmonica et du banjo. Sa mère était pianiste. Son frère aîné le guida vers le monde magique des Beatles, des Rolling Stones et de l’Allman Brothers Band. Ce furent ses références, lorsqu’à 7 ans il s’assit pour la première fois derrière une batterie. La première chanson qu’il ait apprise à jouer sur une guitare était “Eleanor Rigby”. L’exercice devint sérieux lorsqu’en 1980 Nibs commença à écrire ses propres chansons. Steve Morse, du groupe “Dixie dregs”, devint son mentor. Après avoir étudié la lutherie aux Etats-Unis, Nibs revint achever ses études en Afrique du Sud et forma un trio acoustique folk, “Plagal cadence”. Après la dissolution du groupe, Nibs forma “Landscape prayers”, qui jouait un mélange acoustique de world music instrumentale. En 1995, ils publièrent le premier des quatre albums qu’ils allaient confier à Sheer Sound. Les trois albums suivants, “Bush Telegraph” (1997), “Transmigration man” (1999) et “Lontana” (2003), furent tous nominés aux SAMA, l’équivalent local des Victoires de la Musique, dans la catégorie “Meilleur album instrumental”. Nibs enregistra son premier album solo, “Lines in my face”, en 1999. Il fut rapidement suivi de “Flower in the rain”. En 2000, Nibs se mit à se produire en concert et à enregistrer avec le Mozambicain Gito Baloi. Ils étaient encore ensemble sur scène le 4 avril 2004, le soir où Gito fut assassiné sur le chemin du retour. L’album du duo, “Sweet-thorn”, sortit peu de temps après et reçut un accueil ému bien au delà des frontières de l’Afrique du Sud. Cette même année, Nibs donna plusieurs concerts en Italie avec les Modena City Ramblers. Puis il prit le temps de préparer son troisième album solo, “Beautiful feet” ... Le disque synthétise près de vingt ans d’évolution musicale : folk épuré influencé par quelques maîtres anglo-saxons (le fantôme de Nick Drake, qui flotte sur l’album entier, est salué par une reprise de « Road »), échos du monde entier (le tabla et l’harmonium de « Dreams of believers »), prouesses guitaristiques, ancrage dans une Afrique australe en pleine mutation ... La voix n’est qu’un murmure qui égrène des souvenirs (comme celui de Gito Baloi, à qui « Felix » est dédié) ou des espoirs (l’homme aux « beautiful feet », le porteur de bonnes nouvelles aux semelles de vent, c’est un peu Nibs lui-même). On n’avait effectivement rarement vu la bonté et la bohème assumées et revendiquées avec autant d’évidence depuis les grandes heures du mouvement hippie. Seuls quelques hérauts du renouveau folk (dont Piers Faccini, dont Nibs est très proche) pourraient rivaliser sur ce terrain. Mais Nibs n’est pas un néo-hippie béat. Il connaît le monde dont il vient, il n’ignore rien du racisme, des guerres civiles et de la misère. Il croit au pouvoir des mots, lorsqu’ils sont choisis avec soin. Il croit également au pouvoir de la musique et, pour ne rien perdre de ses émotions, il enregistre le plus live possible. Il s’inspire de tous ceux qui ont amené des changements positifs en Afrique australe ces dernières années et chante pour réconforter les cœurs brisés et les enfants perdus. Laissez-vous aller. Un peu de bonté ne pourra pas vous faire de mal en ce début d’année ...


 

 

 
Document sans titre