CABO SAN ROQUE

Espagne

Deux musiciens (guitare, claviers), un monumental et singulier assemblage de percussions de récup' automatisées (une machine à écrire, un crâne de chien, des ressorts...), des tas de possibilités. Le dispositif évoque les installations avant-gardistes du compositeur allemand Heiner Goebbels. L'ambiance, les concertos pour torticolis des bruitistes amienois de Headwar. La musique, elle, est évidemment à la croisée des chemins, parfois comptine de boîte à musique, souvent tonnerre mécanique. Dans tous les cas, Cabo San Roque, à l'origine un collectif catalan qui se pique depuis une décennie de proposer un rapport à la scène inédit, à la fois contemplatif et engageant, est une une curiosité