RED

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Red est né en 1996 dans les bistrots de Rennes où il se produit
en solo avec une guitare et une voix d’écorché vif. A l’époque
il enregistre des cassettes comme s’il en pleuvait sur un
pauvre magnéto 4 pistes qui finit par rendre l’âme. Une de ces
cassettes tombe entre les mains de Noël Akchoté, guitariste
à l’avant-garde du jazz et des musiques improvisées. Un an
plus tard, il monte sur scène avec lui pour un concert au Jardin
moderne de Rennes qui donne leur premier enregistrement en
duo, un disque autoproduit, « Noël Akchoté VS Red ».
Avant Red, Olivier Lambin (de son vrai nom), originaire de Lille,
enchaîne les petits boulots, vend des radiateurs par téléphone,
enfile des manches dans des poêles Tefal et même un costume
de croque-mort. Il apprend à jouer de la guitare en écoutant
Dylan et les Stones. Autodidacte jusqu’au bout des ongles,
c’est aussi comme ça qu’il apprend l’anglais, la langue qu’il
absorbe pour mieux la recracher plus tard dans ses propres
textes. En 1992, il écume les scènes dans la région d’Annecy
avec son premier groupe sérieux, La Cuve, qui sort deux albums
autoproduits (« La Cuve » et « Amaze me babe »).
En 1998, Red, installé à Villeurbanne, enregistre « Felk » sur
un PC avec un micro pourri dans sa cuisine. Une guitare sèche,
des bidouillages à l’ordinateur, une voix caverneuse... Disque
fiévreux et cathartique, dédié au chanteur de La Cuve disparu
prématurément, entre blues bruitiste et folk électro, sans
pathos ni misérabilisme.
Noël Akchoté et Quentin Rollet sortent l’album sur leur label
Rectangle en 1999. Deux ans plus tard (2001), Red signe
un cover complet de « Songs from a Room », hommage
obsessionnel, allant jusqu’à remplacer le visage de Leonard
Cohen par sa trogne (cheveu ras et barbichette rouquine) sur
la pochette.
http://next.liberation.fr/culture/2002/10/29/red-les-attraitsde-
l-imparfait_419979
http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/felk-etsongs-
from-a-room/
Après ces deux opus enregistrés quasiment seul, le label
Rectangle lui donne carte blanche pour son prochain disque. Il
se plonge dans la Bible (en anglais) et se sert du Verbe comme
d’une matière sonore pour un cut up symboliste et profane.
En guise d’invités, on trouve une bande de marginaux géniaux
: Akosh S, Herman Düne, Christian Rollet, ZZeb (du groupe
Condense), Thomas Belhom, Jean-François Pauvros, Noël
Akchoté, Anthony.
Mowat, Philippe Tessier, et Jérôme Excoffier (ex-la Cuve)
jouent sur « 33 », enregistré dans le même deux pièces de
Villeurbanne qui a vu naître « Felk » et en studio. « 33 »,
comme l’âge du Christ, que Red ne pensait jamais pouvoir
atteindre, paraît finalement chez Universal en 2002. Les
critiques sortent Red de la clandestinité et ne lésinent pas sur
les comparaisons : Tom Waits, Johnny Cash, Nick Cave...
http://www.magicrpm.com/33/
La tournée voit la formation du groupe qui va l’accompagner
désormais. Léo Prud’homme ne rejoint Jérôme Excoffier et
Tonio Marinescu que plus tard pour « Nothin’ to Celebrate ».

En 2004, Red participe à l’album « Race Track Blues »
sur le label Volcanic avec Tchangodéï (pianiste au côté
d’Archie Shepp, de Steve Lacy et de Mal Waldron). Le titre
« Rouge et Noir Blues » est retenu sur la compilation «
Jazz » du journal Libération. Red l’inclassable transcende
les genres et les styles, se disperse, vagabonde.
La même année, il joue en trio avec Jean-François
Pauvros et Noël Akchoté sur l’album expérimental «
Ecume et bave » pour le label Signature de Radio France
: trois guitares, six mains, deux voix et une seule chambre
(douze vies). Il apparaît sur le label Winter et Winter avec
Costes, Akchoté et John Greaves pour un projet du nom
de « Cabaret Moderne ».
En 2005, il figure sur la B-O du film de Thierry Jousse,
« Les Invisibles » avec une reprise de Monsieur William
(paroles de Caussimon).
Red se rassemble sur « Nothin’ to celebrate », une
superproduction par rapport aux deux précédents albums
faits à l’arrache. Enregistré en 2003 entre Lille et Rennes
(le duo avec Laetitia Sheriff) et les Etats-Unis (les duos
avec Bonnie « Prince » Billy), le songwriting est acéré,
la voix apaisée et les mélodies soignées. Mais Red ne
cède pas pour autant au formatage à l’écoute de cette
poignée de ballades angoissées et nerveuses. Avec cet
hommage décomplexé à Dylan et aux Stones, le Frenchie
fait exploser le cliché de l’artiste maudit noyé dansl’alcool.
Les sessions, filmées par Christian Laville, donnent lieu à
un documentaire de 52 mn, « Rien à célébrer ».
http://www.lalibre.be/culture/musique/red-l-empileurde-
styles-
En 2006, Red travaille sur le projet « H5N1 » avec Phil
Minton (Tom Cora Carla Bley) Jean-Michel Berthier
(Bastard), Segi (Keiji Haïno) et Cyril Darmedru (Miss
Goulach) pour un album (orkestra) et quelques concerts.
Mais 2006 marque surtout la réalisation d’un nouvel
opus, « Social Hide and Seek », avec son groupe au
complet, plus deux invités de marques, Noel Akchoté
et Neman (Herman Düne, Zombie Zombie). Douze
chansons coécrites avec ses collègues de scène,
enregistrées au Vauban à Brest et à la Malterie de Lille
dans des conditions quasi live. Un disque qui transmet
l’énergie rock que dégage le groupe lors de ses concerts.
L’album sortira en 2007 suivie d’une tournée d’une
d’année.
(http://www.telerama.fr/musiques/16722-social_hide_
and_seek.php)
Entre deux tours Red apparaît sur « toi même », un
album de Noël Akchoté pour le Label Winter and Winter
en compagnie du Poête John Giorno, du bassiste Brad
Jones, du batteur Han Bennink, Jean Louis Costes et
Fritz Ostermayer.
2008 et 2009 seront consacrées a l’élaboration d’un
album solo «the nightcrawler aka red» enregistré dans
une cuisine sur un recueil de textes écrit à Nashville en
2005 alors qu’il enregistrait avec Bonnie Prince Billy
pour un album jeune publique «songs for the young at
heart» produit par Suart Staples (tinderstick).
L’idée de départ étant de faire une serie de 200 Albums
dont toutes les pochettes sont originales et peintes une
à une. Il en fera en fait plus de 900 en cd plus une série
de 500 vinyles distribués par le label CLAPPING MUSIC
(www.clappingmusic.com). L’édition vinyles ne sortira
qu’en 2010.
2011 sera une année sans sortie d’album, mais une création
avec Philippe Tessier et Tonio Marinescu autour d’un ciné
concert sur le match mythique de l’équipe de France de
football à Séville contre la RFA de1982. Projet élaboré lors de
3 semaines de résidence (le Casino sur l’île d’yeu, la Caréne
à Brest, l’Antipode a Rennes), suivie d’une centaines de
représentations.
En 2012, alors de retour à Lille il fonde Bodybeat, un groupe
de dance funk futuriste essentiellement composé de rouquins
avec qui sort dés 2014 un premier EP éponyme Et fin 2015
un LP « 8 » sur le label Alpage Record.
Il y a quelque mois, alors qu’il range son grenier, Red
tombe au hazard sur un cd de pistes électro qu’il avait bricolé
du temps de l’album Felk dix sept ans auparavant.
Il commence alors l’enregistrement de « Felk Moon » en
catimini pendant la nuit, alors que dehors des hélicoptères
survolent les toits Lillois traquant les Hooligans Russes et
British (l’album sortira chez Bisou record en 2018).

 

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